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Art contemporain

À cris ouverts, Biennale d'art contemporain

À cris ouverts, Biennale d'art contemporain Art contemporain
À cris ouverts, Biennale d'art contemporain Art contemporain
À cris ouverts, Biennale d'art contemporain Art contemporain

À Cris Ouverts – titre de la 6e édition des Ateliers de Rennes - biennale d’art contemporain – s’entend différemment qu’il ne s’écrit : « à cris ouverts », « à crise ou-vert / vers ». Il vise ainsi à énoncer la possibilité d’une multiplicité de présences et d’étreintes avec l’inconnu, activant d’autres modes d’existence et d’appartenance, par dissonances, contestations, ruptures de sens.

Calendrier Dates :
  • Du samedi 29 septembre 2018 au dimanche 2 décembre 2018
Horaires :
  • Lundi : 10:00 - 18:00
  • Mardi : 10:00 - 18:00
  • Mercredi : 10:00 - 18:00
  • Jeudi : 10:00 - 18:00
  • Vendredi : 10:00 - 18:00
  • Samedi : 10:00 - 18:00
  • Dimanche : 10:00 - 18:00
Localisation Lieu : Rennes et 35, Département d'Ille-et-Vilaine
35000
Prix : Gratuit
Site web Site : lesateliersderennes.fr...
L'article

Les articles

L’art dernier cri

Si le mouton bêle et le pigeon roucoule, quel est le cri de la biennale ? À cœur ouvert, quasi-révolutionnaire, politique en tout cas, contre l’économie moderne, contre les étaux culturels et les choix thématiques genrés, le monstre décacéphale (dix lieux cette année) s’exprime à travers un art pluridisciplinaire et extra-générationnel.

Trente ans et des poussières

À 2 exceptions près (le serial-réal Virgile Fraisse et la très pop Kudzanai-Violet Hwani), l’âge légal de participation à la Biennale semble être de 30 ans. Ainsi, une douzaine d’artiste sur les 31 présentés sont nés entre 82 et 88. Parmi eux, nous retiendrons l’artiste transgenre et multimédia Wu Tsang, la démarche artistique de “créolisation” de Julien Creuzet, détachement référencé de Julie Béna. Et l’humour tranchant de notre favorite, Meriem Bennani.

Middle-class Hero

La génération d’artistes nés entre les années 30 et 70 nous offre aussi des pépites réflexives et contemplatives. C’est le cas des imposantes stèles de bois sculpté du brésilien d’origine japonnaise Kenzi Shiokava, des questions de genre (dérangeantes?) de J-C de Quillacq, l’engagement décapant de Mierle Laderman Ukeles ou encore le surréalisme sensuel et sensitif d’Enrico David laissent tour à tour pensif, déterminés ou rêveur.

Death is a passage

Place maintenant aux invités dont l’absence physique n’aura pas éclipsé l’Aura de l’œuvre. Le surréaliste local Yves Laloy et ses tableaux architecturaux ou jouant de mots et d’esprit. Le pouvoir des mots toujours, dans les messages massifs du recycleur Richard Baquié, pour qui « nulle part est un endroit ». L’âme mélomane de Terry Adkins, et enfin l’immense et méconnue bonne-sœur-pop-artiste (Dieu merci, l’improbable existe) Corita Kent et ses sérigraphies “édulcolorées” détourant les codes de la publicité.


Photos :

Kenzi Shiokava,  Installation view. Made in L.A. 2016: a, the, though, only, June 12–August 28, 2016, Hammer Museum, Los Angeles. Photo: Brian Forrest.

Kudzanai-Violet Hwami, The Egg, 2016. Courtesy of Alessia Antinori & Giorgio Gallenzi. © Kudzanai-Violet Hwami. 

Meriem Bennani, Siham & Hafida installation view at The Kitchen, New York, 2017. Photo: Jason Mandella. Courtesy: the artist and SIGNAL, New York. 

 

 

 

 

 




Antonin Druart
L'art en questions
Retour sur la Biennale. À Cris Ouverts questionne plutôt bien l’état du monde, les rapports à l’économie, la place de l’individu. Plus précisément, les artistes et œuvres choisis font un pas de côté et installent le doute dans un monde normé et globalisé. La  Biennale demande du temps et de l’attention. Il faut s’immerger car il n’est pas toujours aisé de saisir le fil, comprendre les liens entre les artistes aux productions très diverses. On a un faible pour La Courrouze où les œuvres dialoguent entre elles avec toujours le repère salvateur des tableaux de  Kudzanai-Violet Hwami qui renouvellent votre regard avant de remettre les œuvres en perspective. Faible aussi pour l’accrochage de Jean-Marc Ballée à Lendroit, lequel signe la très réussie identité graphique en noir et blanc. Et coup de cœur pour l’installation vidéo de Meriem Bennani à La Criée. Utilisant les codes de la télé réalité, elle aborde la question de la femme dans la société contemporaine dans un dispositif bluffant et quasi hypnotique.

Patrick Thibault
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