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Le meilleur du festival Mythos

Le meilleur du festival Mythos

Rire de nos vies tortueuses, militer avec nos cœurs ou entrer dans une danse frénétique… Pour sa 27e édition, du 5 au 14 avril, le Festival Mythos nous invite une fois de plus au mélange des genres, entre théâtre, poésie, danse, concerts ou encore gastronomie. Voici une sélection destinée à combler votre soif de vivre et de rêver !
#  Sélection Matthieu Stricot
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S’engager, résister
Comment faire entrer dans une valise 37 années de vie portées par le théâtre ? C’est la question soulevée par Tatiana Frolova (Théâtre KnAM) dans Nous ne sommes plus rien (Samedi 6, 16h, Vieux-Saint-Étienne). Exilée à Lyon depuis le début de la guerre en Ukraine, la metteuse en scène russe tente de recoller les morceaux d’une vie qui a volé en éclats, à travers des témoignages et des souvenirs d’enfance, gages de résistance. Comment ne pas avoir envie d’agir face au labyrinthe qui attend les demandeur.se.s d’asile ? Dans Dispak Dispac’h (« Déployé » et « Révolte » en breton), la Cie ICE de Patricia Allio réunit une actrice, un danseur-acteur, des activistes, des juristes et des citoyens militants pour chercher la vérité au-delà des lois (du 9 au 13 avril, TNB). JoeyStarr et David Bobée célèbrent eux aussi, à travers Black Label (samedi 6 à 18h, Opéra), le courage de celles et ceux qui luttent depuis longtemps pour l’égalité réelle, dans un concert littéraire et chorégraphique se basant sur l’œuvre poétique de Léon-Gontran Damas. L’enfer des discriminations touche également les personnes homosexuelles. Avec Tom Na Fazenda (du 9 au 13 avril, TNB), le Brésilien Rodrigo Portella met en scène, dans un huis clos familial, les réalités meurtrières de l’homophobie dans son pays.
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Hilares de nos déboires
Que se cache-t-il sous votre siège ? N’ayez crainte, cette araignée pleine d’ambition n’est que métaphore du parcours semé d’embûches d’une jeune diplômée cherchant à s’insérer dans le monde du travail. Dans Merci de votre compréhension (mardi 9, 18h, CCNRB), Elsa Delmas cherche à tisser sa toile de vie quand tout le monde cherche à l’écraser… Un spectacle délicieux et osé, entre stand-up, concert et comédie musicale. Clément Pascaud (Cie Au point du soir) a lui aussi un peu de mal à se trouver… Dans Serena, il fait ainsi un parallèle avec le parcours décrié de la tenniswoman Serena Williams. En usant d’une écriture douce et sincère, il rappelle qu’on peut s’affranchir de tout pour réussir (jeudi 11 à 19h, La Parcheminerie). Les épreuves de vie sont sources d’inspiration. Dans 66.,Vîrus, rappeur désagrégé de Lettres, nous convie donc à une séance d’effeuillage poétique, en mariant son vécu à de merveilleux poèmes peu connus (vendredi 12 à 12h30, La Parcheminerie). Pour terminer en apothéose, rendez-vous à la Kermesse pour éradiquer nos snobismes mal placés. Le Collectif Le Cabale n’hésite pas à nous vautrer dans l’absurde, jusqu’à transformer le public en chenille géante ! (mardi 9 à 20h, La Paillette).
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Alors, on danse ?
Du RnB à l’américaine au rap à texte, en passant par la new wave, Mythos a décidé de consacrer quatre soirées aux musiques urbaines. C’est au MeM (vendredi 5, samedi 6, vendredi 12 et samedi 13), avec des artistes pêchus tels que Monsieur Nov, B.B. Jacques, Zinée, Mairo, Prince Wally, Isha & Limsa d’Aulnay, Yuston XIII, Zed Yun Pavarotti et Marguerite Thiam. Les aficionados du Thabor ont de quoi se défouler dès la soirée d’ouverture (vendredi 5 avril, Cabaret Botanique), avec la pop funky tropicale de Papooz et les artistes Fakear, La Fine Équipe et FORM, membres du label électronique Nowadays Records, qui fête ses dix ans. Mardi 9, on s’agite sur le rock en compagnie des bêtes de scènes de Deportivo, des Rennais de KaS Product et du jeune duo sulfureux Bandit Bandit (Cabaret Botanique). Samedi 13, on se retrouve dans la même arène pour écouter la pop espiègle de Bonnie Banane, accueillir l’énergie prometteuse d’ELOI et entrer dans une folie ravageuse avec Mezerg, virtuose électro à même de jouer avec les ondes ! Et, pour clôturer en beauté, direction le Liberté (dimanche 14 à 19h), pour une soirée dantesque en compagnie du célèbre collectif hip-hop/
électro/dub Chinese Man, qui invite pour l’occasion la joyeuse bande de boom-bap fusion ASM et